Landres 2017 (GPNL et GPF)

De plus en plus de participants d’une année sur l’autre, mais tout particulièrement en cette année 2017 : on peut penser que la perspective des championnats du monde qui auront lieu sur ce même site en juillet 2018 a incité certains à venir reconnaitre les lieux.

Au programme les catégories FAI : F2A,  F2B, F2C, F2F, F2D et F2G.  

16 nations sont représentées par un total de 318 inscrits. Le second concours – Grand Prix de France – enregistre toujours un peu plus d’inscriptions (147 contre 171 au Grand Prix des Pays-Bas) car le 14 juillet n’est jour férié qu’en France, Prise de la Bastille oblige…

Quelques faits « remarquables » :

vitesse thermique F2A (40 inscriptions) : suprématie des Anglais Eisner et Halman avec les moteurs produits par ce dernier. Dans le second concours ils furent un moment inquiétés par le jeune italien Luca Grossi (Moteur Profi – 307 en septembre 2016 à Lugo). Mais ce dernier était venu surtout pour le Team avec son équipier Roberto Losi (5èmes avec le meilleur temps en manche éliminatoire à 3’ 08’’ 8 !). C’est semble-t-il sur l’insistance de Matthieu Perret qu’il a participé au concours de vitesse. Il est d’ailleurs intéressant d’observer les allées-venues « en courant » des concurrents, assez nombreux, inscrits dans plusieurs disciplines. « Qui trop embrasse mal étreint ? ».

« Speed » modèles en attente au parc à câbles (photo Hugo Pradier)

En vitesse électrique F2G (8 inscriptions), Guy Ducas ne réédite pas sa performance de Rouillé (276 km/h). On a pu aussi observer la limite du système de mise en puissance du moteur utilisé par les Marksteiner père et fils (lire l’article – Page 5) : Max Marksteiner a involontairement démarré plein gaz au lieu de mi-gaz et son modèle, tel un « bronco », a fait une belle cabriole irrémédiable, hors du chariot. Ce fait dommageable, confirme qu’avec les puissances actuelles au décollage (de l’ordre de 1600 watts) il est indispensable de disposer d’un système de mise en puissance progressive (et de coupure !) fiable. Il n’est plus imaginable de décoller plein gaz même avec un chariot à bras de retenue. Une alternative pourrait être d’inverser le sens de rotation du moteur, action facile avec la technologie Brushless, mais la gamme d’hélices disponibles sera alors beaucoup plus réduite ;

en voltige F2B (58 inscriptions), toujours de très beaux modèles, souvent magnifiquement décorés. Les trois-quarts des concurrents sont motorisés « électrique » et une bonne moitié vole sur « Ready to Fly » made in Ukraine ;

F2B : Jacky Pigout dans ses œuvres, travaille ses figures au zénith… (photo Catherine Davé / Henri Praga)

Ci-dessous : un vol de F2B pris au hasard et comme vous ne le verrez jamais…

en team-racing F2C (53 inscriptions) « la bande à Roland » (Surugue) domine le sujet et on retrouve à peu près les mêmes en tête à chaque rencontre. On observe aussi que la buse de venturi réduite à 3 mm pour restreindre le bruit n’a pas tenu ses promesses. La copie serait à revoir à ce sujet ;

En Team et en « Goodyear », au centre, pour les pilotes un vrai combat entre 160 et 210 km/h… (photo Catherine Davé / Henri Praga)

« Goodyear » F2F (27 inscriptions) : on commence sérieusement à déplorer la perte du caractère promotionnelle de cette catégorie, comme l’avait voulu semble-t-il ceux qui l’ont initiée. Les moteurs utilisés par les meilleurs sont désormais des moteurs de team, modernes, performants. Mais y-a-t-il une volonté et des moyens d’enrayer cette course à l’armement ?

On lira à ce sujet avec profit les propositions récentes (août 2017) d’un concurrent (Rob Olijve): http://www.fesselflug.eu/html/f2f-new-rules.html (en langue anglaise)

Le modèle de l’équipe Molyneux/Burns (GB) vainqueur en F2F au GPF (photo source Barton)

combat F2D (52 inscriptions) : vous cherchez les jeunes ? Ils sont ici ! La mise sur le marché de moteurs au coût raisonnable, ultras performants et fiables a « boosté » la catégorie. En plus c’est « fun », ludique au possible. Tout ce petit monde s’écharpe à 200 km/h avec bonheur, bonne humeur et finalement peu de casse… Le vainqueur Ilia Rediuk (Ukraine) est junior SVP ! Ce garçon est impressionnant d’autant qu’entre deux manches de combat, il cavale vers la piste de vitesse pour une base « express » et l’emporte en junior à 292,2 km/h.

Combat F2D : hop c’est parti ! (photo Catherine Davé / Henri Praga)

Pour conclure, quatre très belles journées de compétitions qui préfigurent bien ce que devrait être l’organisation du championnat du monde 2018.

Je me dois une nouvelle fois, au moins à titre personnel, de remercier tous ceux qui se sont dépensés sans compter pour satisfaire notre « hobby » : chronométreurs, compte-tours, chefs de piste, « tractionneurs » et autres contrôleurs techniques, juges, préposés au barbecue et à la tireuse à bière (prise d’assaut parfois), j’en oublie….

Rendez-vous ici du 13 au 21 juillet 2018 pour le championnat du monde… Les bonnes volontés bénévoles seront les bienvenues.

Daniel JANAN

Juillet 2017

Consulter les résultats (6 pages PDF pour chaque)

Grand Prix des Pays-Bas : http://www.f2cmbl.org/phocadownload/Resultats/2017/13.07.17-GPNL.pdf

Grand Prix de France :  http://www.f2cmbl.org/phocadownload/Resultats/2017/15.07.17-GPF.pdf